
Un petit poème que j'ai découvert sur le net et qui annonce le printemps
Les oiseaux bavards de Jean Orizet
Ce matin, les oiseaux bavards
lève-tôt, couche-tard,
ont éveillé les dormeurs
blottis dans leurs draps tièdes.
Ce matin, les oiseaux bavards
ont fait s'envoler le brouillard.
Le soleil, lui, n'a pas eu peur
de leurs pépiements de concierge
aussi, redoublant de chaleur,
brille-t-il plus que mille cierges.
Ce matin, les oiseaux bavards
couche-tôt, lève-tard,
du froid, ont sonné le départ.
par mounia
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Il fait très beau ce matin, le soleil brille, il flotte un petit air de début de printemps
Ce petit poème pour vous mettre le coeur en joie
FIN D’HIVER de Maurice Rollinat
Par ce temps si bénin, après tant de froidure,
Dans les grands terrains gris, sur les coteaux chenus,
On a l'impression parmi ces arbres nus
D'un très beau jour d'été sans fleurs et sans verdure.
Les pieds ne glissent plus sur la terre moins dure
Où les feux du soleil, presque tous revenus,
Allument cailloux, rocs, sable et gazons menus.
Dans l'atmosphère souffle un vent tiède qui dure.
Et çà et là - près d'un marais,
D'un taillis, d'un pacage, auprès
D'un ruisseau bordé de vieux aunes,
Le printemps s'annonce à vos yeux
Avec le vol silencieux
De beaux petits papillons jaunes
par mounia
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Le Premier jour de l'an
de Pierre Menanteau
Les sept jours frappent à la porte,
Chacun d'eux vous dit lève-toi !
Soufflant le chaud, soufflant le froid,
Soufflant des temps de toutes sortes,
Quatre saisons et leur escorte
se partagent les douze mois.
Au bout de l'an, le vieux portier
Ouvre toute grande la porte
Et d'une voix beaucoup plus forte
Crie à tous vents : Premier Janvier !
par mounia
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Mercredi 19 décembre 2007
Chanson pour les enfants l'hiver
de Jacques Prévert
Dans la nuit de l'hiver
galope une grand homme blanc
c'est un bonhomme de neige
avec une pipe en bois
un grand bonhomme de neige
poursuivi par le froid
il arrive au village
voyant de la lumière
le voilà rassuré.
Dans une petite maison
il entre sans frapper
et pour se réchauffer
s'assoit sur le poêle rouge,
et d'un coup disparait
ne laissant que sa pipe
au milieu d'une flaque d'eau
ne laissant que sa pipe
et puis son vieux chapeau.
par mounia
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Mercredi 19 décembre 2007
J'adore ce poème de Guillaume Appolinaire

Les sapins en bonnets pointus
De longues robes revêtus
Comme des astrologues
Saluent leurs frères abattus
Les sapins qui sur le Rhin voguent
Dans les sept arts endoctrinés
Par les vieux sapins leurs aînés
Qui sont de grands poètes
Ils se savent prédestinés
A briller plus que des planètes
A briller doucement changés
En étoiles et enneigés
Aux Noëls bienheureuses
Fêtes des sapins ensongés
Aux longues branches langoureuses
par mounia
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